"Amour, quand tu nous tues."

Il faudrait que je revende ma place pour ce Zénith du 23 mars. En être antipathique que je suis, j'attend le dernier moment.
Mode de compensation de la décéption par l'argent.

° Elle part à la Réunion.
° Elle part en Guadeloupe.


What does that mean ? Ce n'est pas comme si c'était un fait commun que de m'arracher à la France les rares personnes qui supportent ma triste personne.

J.u.s.t.i.n.e. o.b.é.i.t.


En chute libre depuis 12h sans ressentir de mal impropre. Voix de la guérison ou simple erreur diabolique ?

J.u.s.t.i.n.e. s.a.i.g.n.e.r.a.


En 24h, Indochine m'a chuchoté qu'il viendrait deux fois.
Tout est cependant teinté d'eventuels imprévus donc de doutes.
Il n'est pas assuré que le mardi 10 mars après-midi je ne sois pas enfermée dans une Etude de notaire. Je tiendrai compte de cet évènement lors d'un entretien que j'espère proche.
Le loisir sur le professionnel comme je l'ai toujours fait. L'indispensable à ma survie sur l'indispensable à contourner l'échec.
Il est pas contre assuré que le samedi 21 novembre je sois de la partie. Avec qui ? Où ? Je ne peux le dire avec certitude.
Le vendredi 20 novembre risque de se faire en gradins avec une soeur. Il est quand même assez déroutant voir désolant qu'après plusieurs années de rencontres multiples qui se comptent par trentaine, j'en vienne à constater que je n'ai en fait personne pour m'accompagner.
Finally, une bonne nouvelle s'intercale entre tout ça, règlant un certain nombre de problème.
Le 20 se fera en fosse entre amis (), le 21 se fera en famille en gradins [à démontrer].


J.u.s.t.i.n.e. s'.i.n.i.c.i.e.


La faculté m'a rarement paru si pénible. Avalanche de notes plus que médiocres, un 4e semestre à l'image du 3e, affreusement difficile et ennuyeux. Des grèves, des AG dans notre amphi. De la merde et de la merde et de la merde.

Peut-être que t'as raison, peut être qu'on devrait tous faire nos valises et partir au soleil.

"Amour, quand tu nous tues."

# Posted on Friday, 06 February 2009 at 5:14 AM

Edited on Sunday, 22 February 2009 at 4:49 PM

Joyeux anniversaire à moi !

 Joyeux anniversaire à moi !
On my phone :

00h02 - Audrey
08h06 - Dydy
09h45 - Morganeuh (mention spéciale )
11h37 - Ma soeur aînée
18h36 - Mon parrain
23h00 - Bisounours


19 ans

C'est pas comme si c'était un pas. Ni qu'une simple charnière ai le pouvoir de tout faire basculer. Mais pourquoi refuser d'y croire ?


"Il a ce comportement qu'on développe à l'égard des gens dont on est tellement proche qu'on ne les voit presque plus."

# Posted on Saturday, 31 January 2009 at 6:38 PM

Edited on Tuesday, 03 February 2009 at 7:40 AM

"Désolé mademoiselle, vous n'êtes pas sur la liste des invités."

Depuis que je suis petite Quand j'étais petite, je rêve rêvais de tapis rouge. Ouais. Conneries de posters, de mecs, de nanas magnifiques et tout ça. Me fallait déjà un sens à ma vie, un truc qui me propulserait plus haut que tout les autres qui alors me dépassaient. J'entrais à peine dans la vie qu'elle ne m'épargnait pas. La frustration de n'être que ce que j'étais, incapacité à dépasser ça, sortir de mes gons. J'étais encore innocence de toutes expériences que je partais déjà avec un désir de vengeance.
Au plus profond de moi, je me jurais qu'un jour ils verraient, qu'un jour je leur montrerais.
J'aurais pu faire de la gymnastique. J'étais douée, j'étais jeune, j'ai arrêté. J'aurais pu faire 10cm et 10kg de moins, j'aurais pu.
J'ai fais du violon. J'étais très douée. On a voulu me propulser là dedans, faire de moi une professionnel, écoles spécialisées tout ça. J'ai refusé tout en bloc, un tapis rouge devant les yeux.
A l'époque, j'allais beaucoup au cinéma. J'aimais plus que tout au monde pénétrer dans cette salle noir aux fauteuils rouges, me délécter du son surround, des histoires qui ne m'arriveraient jamais. J'en resortais toujours plus déterminée, toujours plus animée par cette passion qu'était déjà tenir une caméra et mettre dans une boîte une histoire pas comme les autres.
L'adolescence. Quand mon corps m'a envoyé dans la gueule que j'avais beau être un garçon manqué, je restais quand même un être à deux chromosomes X et que toute la volonté du monde ne changerait pas ça. Insulte à la dignité humaine tout ce qui m'est arrivé. Est-il possible d'entrer dans un état de dépression à l'âge de 13 ans et de s'en rendre compte que cinq ans plus tard ? La solitude, extrème, le cinéma comme jamais. Les posters, comme jamais. Eux, comme jamais. Je leur dois certainement la vie, si c'est pas pathétique.
Le déménagement. Un choc. J'ai pleuré. J'ai regretté, je regrette toujours, il est des choses dont on ne guéri pas. Peut-être un moyen de faire une croix sur 14 années médiocres à souhaits et de repartir à zéro, ailleurs, où personne ne me connait et où je ne connais personne.
Pas d'interlocuteur de nouveau, encore moins même. N'est-il pas une personne qui soit semblable à moi ? J'ai tout fermé, yeux, coeur et âme.
La musique. Un groupe. Une alternative comme jamais je n'en avais eu besoin. Un mal. J'étais tombée dans le trop, j'ai cru pouvoir toucher du doigt une étoile beaucoup trop haute. Je suis tombée et mes blessures saignent encore.
J'ai eu besoin de l'écriture comme jamais. Elle m'avait prise à 13 ans, j'en avais éprouvée le besoin dès le début du mal, elle ne m'a jamais lâché. Tout m'est un jour passé sauf l'écriture. Mais vous n'êtes pas réels mes amours, vous ne l'êtes pas plus que je ne suis fiction.
La fin d'un cursus, la porte vers l'avenir. Je rate une marche, je signe pour 3 ans et je monte pleurer. J'avais fondé des espoirs en pensant naïvement au modèle américain façon série TV.
Encore une fois de la décéption, cruelle. De la solitude, toujours, il est vraiment des choses avec lesquelles il est difficile de faire. Ces gens qui ne se posent de questions sur rien. Ces gens tellement pas comme moi, suis-je unique ? Au fond, je l'espère, je ne souhaite à personne d'endosser tant de capacité à penser, à réfléchir, à psychoter sur une poussière.
L'Amour. *marque un arrêt*. La chute, la plus terrible, la plus sanglante, celle dont on croit dur comme fer qu'on ne pourra jamais se remettre. Toute la vie, les sens, l'avenir aspirés dans un espace gros comme le poing. Fonder tous ses espoirs en un autre. Grossière erreur que je vais m'efforcer de ne plus commettre. On ne sait jamais si on peut se relever deux fois. Encore une fois, j'ai cru pouvoir briller de la lumière d'un astre beaucoup trop bien quelque chose et je m'y suis brûlée. Les brûlures, ça s'en va pas même le jour où elles font plus mal.
Et me voilà. A tenter de fermer les yeux sur la vie des autres. Infiniment meilleure plus prometteuse, riche en joie, rebondissement, actions.
Je ne suis pas la personne exceptionnelle que j'avais espérée devenir. Je suis juste moi, une fille qui aurait du être un garçon, sans but, à me dire que de doute façon la mort frappera tout le monde un jour ou l'autre et que c'est là faut que se règleront les comptes.
Je m'efforce simplement d'avancer, les yeux fermés mais les bras en avant, sans me blesser davantage. On m'oubliera, comme beaucoup, comme presque tout le monde. Mais moi je voulais pas être tout le monde et je suis devenue personne.
Ma biographie tiens en ces lignes. Elle ne comporte aucun intérêt quelconque.
Aujourd'hui, j'aimerais juste être quelqun de bien. C'est peut-être ça le combat d'une vie.


"Désolé mademoiselle, vous n'êtes pas sur la liste des invités."

# Posted on Tuesday, 27 January 2009 at 6:40 PM

Edited on Friday, 30 January 2009 at 4:38 PM

"Ecoute, il neige."


C'est comme si l'espace s'était figé.
C'est comme si aucune particule ne peuplait l'air, si bien que je puisse y crier sans que ma voix ne soit portée.

Mes efforts sont vains, bientôt, à la question facebook "Devoucoux du Buysson Cécile a t-elle déjà couché pour obtenir une promotion ?" , on pourra répondre que oui. La voix pacifique et politquement correct ne me porte pas, ne m'a jamais porté.

Dans le vide physique, les corps gonflent, ils occupent tout l'espace. Il n'y a pas d'air. Il n'y a personne. Sans rien pour peupler l'espace, il n'y a plus d'espace.
Je ne peux pas suffisament parler du regard, communiquer de mes nombreuses pensées.

Tout fout le camp. Les fragiles remparts érigés autour de moi s'effondrent. L'immatériel le plus précieux est brisé. Peine.
J'ai perdu une multitude de choses, qui, empilées les unes par dessus les autres dressent une tour à me donner le vertige.

C'est comme si plus rien n'avançait mais que je n'étais pas gelée pour autant.
J'ai refermé la fenêtre, peut-être à cause du vertige. Je n'entend plus les faibles voix du tout maintenant.

Je me tais. Je n'ai plus envie de me battre. Pour rien. Pour personne. A quoi bon. Je n'ai pas plus le pouvoir de changer mes congénères que de changer moi-même.

L'espace ne porte plus mes appels. Oui, il n'y a plus d'air. Juste une terrible transparence où, depuis ma cage sans barreau, j'assiste à la déchéance d'un maigre espoir.



I don't want to lie, I'm scared but I'd like to say to fight myself that my heart might be empty.


Mon Dieu je me confesse
Je succombe à toutes les caresses
Pour fuir le diable et les loups
Je marche nue une croix au cou
J'ai jamais su être maîtresse
De mes désirs, je le confesse
Je croque des p'tits bonhommes sans foi
Je croque un peu n'importe quoi


A tous les vices je suis soumise
A la vertu je suis promise
Je goûte à toutes les friandises
C'est mon péché de gourmandise
Je ne suis qu'une pauvre fille en crise
J'ai mis le pied dans le péché
Le petit doigt dans le bénitier
Sans faire aucune prière
Le Bon Dieu m'a tout pardonné
J'ai juré de ne pas recommencer
J'irai pas en enfer x2


Je porterai une robe d'épines
Pour piquer les mains trop câlines
Les bras en croix j'irai vêtue
Du seul manteau de ma vertu
Je suis fragile et vulnérable
Aux yeux des hommes, trop désirable
Je le jure, je ne suis qu'une servante
Je le jure, je suis innocente
Sans faire aucune prière
J'irai pas en enfer.
"Ecoute, il neige."
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# Posted on Monday, 19 January 2009 at 6:23 PM