_____ Epouse-moi.
____________________________________ Reste comme ça.
____________________________ Exclusive-moi.
__________ Ne m'oublie pas.
______________________________________________________________________ Captive-moi.
_____________________ Ba*se-moi.
________________________________________________________________________________________ Résiste-lui.
Finalement, les choses sont toujours les mêmes. Comme si tout était figé, cimenté.
Certaines choses avancent un peu, beaucoup reculent. Tant d'effort, c'est trop difficile d'être partout en même temps, tout le temps.
Et ça fait 4 ans que j'écris la même histoire sur ces pages que naturellement plus personne ne visite parcequ'elles ne font qu'un temps chez tout le monde, sauf moi.
Les substituts s'amenuisent, se tarissent. Mon créneau 16h50 - 18h45 est désormais vacant. J'ai récupéré mon lundi et jeudi matin et même mon vendredi en outre.
Je ne veux pas y retourner. Je ne peux pas. Pourquoi ? Si seulement je le savais. Et je n'ai pas de plan B. Septembre sera le même que l'an dernier, et que l'année d'avant.
Angoisse. Peine. Poids.
Si seulement j'étais là bas, même pas là baaas, juste là-haut. "C'est l'exceptionnel qui fait le bonheur." J'ai pas trouvé mieux à dire sur ce putain de quai. Peut-être parceque j'y crois un peu quand même. Ainsi je peux me souvenir : "Ce jour là, nous étions ensemble."
Sur mon disque dur, il y a des dossiers datés, des petits fragments de ma vie un peu mieux que les autres. Des images fixes d'instants mouvementés. Des photos silencieuses qui couvrent des discussions animées, reflets d'amis trop longtemps séparés.
Dans ma chambre, il y a peu de mouvement. Moins de posters d'Indochine mais des indécrochables. Un peu d'ACWL, de Nightwish, de movies. Une PLV A&J géante qui reste sur mon mur seulement parceque c'est là qu'elle gène le moins. Trois guitares. Je suis nulle. J'ai toujours cru que la musique était mon créneau. On m'a donné quelques cartes, il me manque celle de la confiance en soi. Je veux pas de médiocrité.
Je vais m'acheter un micro et pourtant je ne veux pas chanter. Je vais m'acheter une basse et pourtant je ne veux même pas l'essayer dans le magasin.
Je n'ai plus 14 ans et pourtant de mon reflet je ne pense rien de bien. Je ne suis pas plus capable de maigrir que de regarder quelqun dans les yeux.
Mes combats d'il y a 5 ans sont toujours les mêmes. Je suis encore blessée par des choses que je crois mortes. Je n'arrive toujours pas à en surpasser d'autres.
Je n'ai pas le courage d'accepter que tu ne m'aimes pas et que tu ne m'aimeras sans doute jamais.
C'est le tour de tout le monde sauf le miens. Je vous vois toutes et tous partir une à une, franchir le fleuve, grandir et mûrir par les actes. C'est comme si tout restait bloquer dans ma tête. A force de vouloir tout anticiper, je compromet chaque chance.
Je pourrais dater ce flot de pensées de 2006, j'ai 4 ans de retard. J'aime toujours cette musique, j'aime toujours ce garçon, j'ai toujours envie des mêmes choses, j'ai toujours les mêmes défauts.
