D'un long voyage où rien ne vit.
Je connais mes problèmes. Je sais d'où ils viennent. J'en connais la cause, j'en perçois et subit les conséquences.
Je rêve depuis que je suis en état de rêver. J'ai pris ma plume à peine mon vocabulaire suffisant. Cela m'a suffit pendant 6 ans. C'est énorme, c'est impensable. Cela ne l'est plus.
Parcequ'un homme à plume qui ne publie pas s'enlise dans ses névroses. La suite logique, le pire après tout ce qu'ils ont pu subir, mes créations, ce serait de mourir. Aucun personnage même fictif ne pourrait tolérer davantage de souffrance et de douleur. Mais je ne peux pas leur donner la mort. Qui sera ma poupée vaudou après cela ? Comment parvenir à sacrifier des être inexistants qui me sont si chers tant ils ont acquis une complexité et un caractère qui me séduisent.
Et puis, me sentirais-je mieux après avoir porté le coup de grâce ?
Non, j'ai besoin de vous, même si, telle une drogue dure, je fais résistance, j'en désire plus à chaque fois.
Ma morosité actuelle n'est causée que par la complexité des rapports humains. J'ai un esprit vif, emmêlé, capable de déceler les choses invisibles, mais pas foutu d'attirer la sympathie de mon prochain, même plus la pitié.
J'ai trop pleuré pour que mes larmes vous innodent encore. J'ai trop gémis de douleur pour que vous accordiez de l'importance à un mal qui ne me tue pas.
Je n'a rien résolu, depuis 1 an, 2 ans, 3 ans voir même au moins 5. Je suis le même magnéto, le même moulin lorsque la nuit vient.
Rien n'a changé pour moi. On m'a promis le changement à coût de patience. Je n'ai pas pu faire mieux. On m'avait prédit la guérison par le temps. Je n'ai pas pu faire mieux.
Pour tout le monde quelque chose à changé. Sur le plan professionnel, sur le plan social ou sentimental.
Certains ont trouvé les diplômes qu'il leur fallait, d'autres le compagnon amoureux qui leur allait, d'autre l'alter ego amical, d'autre l'évolution social naturelle qu'on attend pour tous et chacun.
Est-ce ma faute ? Est-ce mon obsession à ne désirer que le pur, le parfait, le rejet de la médiocrité ? Certainement.
Il n'est personne que j'ai un jour aimé pour haïr. Je ne donne mes sentiments que pour toujours. Je ne peux accepter de régresser une fois que j'ai confié mon âme. Je ne peux supporter de me voir reculer et m'entendre dire qu'agrandir mon cercle me disperserait.
Je ne veux pas me disperser. J'aime mon cercle, les uniques que j'y ai laissé entrer, je veux pouvoir parler de rêve et d'avenir sans pudeur avec eux, je voudrais pouvoir compter sur eux jour et nuit, qu'ils soient à l'image de ceux qui me plaisaient il y a peut-être déjà plusieurs années.
Je me bat contre le temps, contre le vent. Je ne retiens rien, je ne le peux pas, je n'en ai parait-il pas le droit.
Je ne suis pas d'accord. Quand on a donné son coeur, son âme, son existence à quelqun, il n'est pas permis de prendre de la distance, de dire que c'est normal, de prétexter que tout va bien, je te largue juste pour un autre truc juste un peu mieux mais c'est normal tu sais.
Mon sens de l'engagement et de la fidélité dépasse peut-être l'entendement, dépasse peut-être ce que j'ai cru recevoir comme égal et qui aujourd'hui me ronge tant j'ai pu me tromper, me laisser berner par un idéal. J'ai cherché à me rassurer dans ce que je pensais être du moi en d'autre. Quelle épreuve de constater que je suis en fait unique, tout du moins dans mon cercle, dans mon champ de vision.
Je n'ai pas vu des changements, je ne les ai pas compris, je ne les aurais pas cru, je n'ai pas vu les anticiper. Ils me sont arriver dans la gueule comme des pierres. Je hais les changements intenpestifs occasionnés par des tiers qui dénaturent ceux que j'aime. Ne laisse pas ton empreinte sur ce que j'ai mis des années à façonner pour fonctionner avec moi. Ces mutations que ne sont pas eux, qui ne sont que la résulte d'une influence négative et d'une réaction puérile.
Je ne veux pas du monde autour de vous, autour de nous. J'ai rêvé d'une vie à deux, on me présente la vie à 6 milliards cinq cents. Non. Définitivement non. Si ce n'est pas tout, ce sera rien. Si ce n'est pas paire, ce sera l'une. Je préfère ma nuit à votre jour. Je connais la souffrance, je connais ma souffrance. Elle a appris à rester close en moi, invisible, saisissant juste mes traits d'une froideur et d'une dureté. Je peux ne pas gémir de douleur. Je ne peux pas en sourire. Je fais de mon mieux. Je fais ce que je peux.
Je ne changerais pas pour vous plaire, parceque je ne le peux pas, je ne veux plus jouer, pas avec vous.
Je suis pleine d'orgueil, j'ai boudé mon amour pour un abus de langage pendant 48h. Comment arriver à quelque chose après ça ?
A rien.
A rien.
Mylène s'en fou.
Mylène s'en fou.


